Sommaire
En 2026, de plus en plus de particuliers se retrouvent confrontés à une situation d’asphyxie financière :
- crédits à la consommation accumulés
- dettes bancaires anciennes
- relances d’huissiers
- saisies sur compte
- fonds de titrisation devenus créanciers
Face à cette pression, une question revient sans cesse : “Effacer ses dettes, est-ce possible ?”
La réponse est oui. Mais les mécanismes sont différents selon la situation.
Plusieurs voies permettent aujourd’hui de repartir à zéro :
- Le rétablissement personnel dans le cadre du surendettement
- La prescription des dettes bancaires ou des titres exécutoires
- L’absence de qualité à agir du nouveau créancier ( cession de créance non valable)
Le cabinet de Maître COINTET intervient régulièrement sur ces terrains :
- en procédure de surendettement
- en contestation de créances cédées à des fonds de recouvrement
- devant le Juge de l’exécution
Voici un guide clair pour comprendre vos droits en 2026.
1. L’effacement de dettes par le rétablissement personnel (surendettement)
Le rétablissement personnel (RP) est la procédure la plus radicale en matière de surendettement.
Elle intervient lorsque :
- la situation est irrémédiablement compromise
- aucun plan de remboursement n’est possible
- les revenus ne permettent plus d’apurer les dettes
La procédure est encadrée par le Code de la consommation.
Elle existe sous deux formes :
A. Le rétablissement personnel sans liquidation judiciaire
Il concerne les personnes ne disposant pas de patrimoine significatif.
La commission de surendettement peut recommander l’effacement total des dettes.
Résultat :
✔ Les dettes sont effacées
✔ Les poursuites cessent
✔ Les créanciers ne peuvent plus agir
C’est une véritable remise à zéro financière.
B. Le rétablissement personnel avec liquidation judiciaire
Si un patrimoine existe (bien immobilier, véhicule de valeur…), une liquidation peut être organisée. Le produit de la vente sert à rembourser partiellement les créanciers.
Le solde restant est ensuite effacé.
Attention, certaines dettes ne peuvent pas être effacées :
- pensions alimentaires
- amendes pénales
- réparations civiles liées à une condamnation pénale
Il est donc essentiel d’analyser précisément la nature des dettes.
2. L’effacement de dettes par la prescription
Beaucoup l’ignorent, mais une dette ne peut pas être poursuivie indéfiniment.
La prescription est un mécanisme juridique puissant, souvent décisif dans les contentieux opposant particuliers et établissements de crédit.
A. La prescription biennale (crédit à la consommation)
Pour les crédits à la consommation, l’action du prêteur est en principe prescrite dans un délai de 2 ans à compter du premier incident non régularisé.
Cela signifie que si la banque n’a pas engagé d’action judiciaire dans ce délai, elle peut perdre son droit d’agir.
On parle alors de forclusion.
B. La prescription décennale du titre exécutoire
Si un jugement a été obtenu (postérieurement au 17 juin 2018, date de la réforme de la prescription), il doit être exécuté dans un délai de 10 ans. Passé ce délai, le titre peut devenir inexécutable.
Dans de nombreux dossiers traités par le cabinet, des fonds de titrisation tentent d’exécuter des titres anciens sans vérifier les délais.
Une analyse rigoureuse permet parfois d’obtenir :
✔ La nullité de la saisie
✔ La mainlevée
✔ L’extinction de la dette
Fonds de titrisation et cession de créance : un terrain stratégique
En 2026, de nombreuses dettes sont revendues à des sociétés spécialisées.
Le cabinet intervient régulièrement face à des organismes tels que :
- fonds de titrisation : FCT Hugo Créances IV, FCT Credinvest, Eurotitrisation…
- sociétés de recouvrement : Intrum, EOS, Hoist Finance …
- entités spécialisées dans le rachat de créances bancaires : Cabot Securitisation, Cabot Financial, MCS et Associés ….
Dans ces dossiers, plusieurs points sont systématiquement vérifiés :
- la preuve de la cession
- l’identification précise du débiteur
- la régularité du titre
- le calcul des intérêts
- la prescription
L’expérience du contentieux bancaire permet souvent d’identifier des failles techniques déterminantes.
Que faire concrètement pour effacer vos dettes ?
Avant toute chose, n’ignorez pas les courriers.
Même si la situation paraît bloquée, des solutions existent. Voici les étapes essentielles :
1. Faire un point précis sur votre situation
- Listez toutes vos dettes (montant, créancier, date)
- Vérifiez s’il existe un jugement
- Recherchez la date du premier impayé
- Conservez tous les actes d’huissier
Sans ces éléments, aucune stratégie sérieuse n’est possible.
| Situation | Solution possible |
| Revenus très faibles, aucune capacité de remboursement | Rétablissement personnel |
| Dette ancienne sans action judiciaire récente | Prescription biennale |
| Jugement ancien exécuté tardivement | Prescription décennale |
| Créance cédée à un fonds | Contestation technique |
2. Vérifier si la dette est prescrite
Beaucoup de créances anciennes sont en réalité :
- prescrites depuis plus de 2 ans (crédit à la consommation)
- fondées sur un titre exécutoire de plus de 10 ans
Contrairement à une idée reçue, il n’est pas toujours nécessaire d’engager immédiatement une procédure judiciaire.
Lorsque la prescription est acquise, un courrier d’avocat formellement motivé peut suffire à :
- faire cesser les relances,
- obtenir l’abandon des poursuites,
- voire provoquer la mainlevée d’une mesure d’exécution.
Une analyse juridique précise des dates, des actes interruptifs éventuels et du fondement de la créance permet parfois de régler la situation rapidement, sans passer par un procès.
3. Évaluer l’opportunité d’un dossier de surendettement
Si votre situation est globalement compromise, deux options peuvent être envisagées :
- un plan de redressement, si un remboursement partiel reste possible ;
- un rétablissement personnel, pouvant aller jusqu’à l’effacement total des dettes lorsque aucune capacité de remboursement n’existe.
La procédure débute par le dépôt d’un dossier auprès de la commission de surendettement de la Banque de France.
Le dossier doit être préparé avec rigueur et comporter notamment :
- un état détaillé de toutes les dettes (crédits, découverts, impôts, loyers…)
- les contrats de prêt et tableaux d’amortissement
- les jugements ou actes d’huissier éventuels
- les justificatifs de revenus (bulletins de salaire, prestations, pensions…)
- les charges mensuelles (loyer, énergie, assurances, pensions alimentaires…)
- un relevé précis du patrimoine (véhicule, bien immobilier, épargne…)
4. Ne pas payer sans analyse préalable
Beaucoup de débiteurs versent des sommes “pour calmer la pression” :
Or un paiement peut :
- interrompre une prescription
- reconnaître la dette
- fragiliser une contestation
Voilà pourquoi chaque versement doit être réfléchi juridiquement.
Le cabinet COINTET AVOCAT intervient régulièrement :
✔ en matière de surendettement
✔ devant le Juge de l’exécution
✔ contre les fonds de titrisation
✔ en contestation de saisies
Si vous êtes confronté à des dettes anciennes, des relances persistantes ou une mesure d’exécution, une analyse rapide peut permettre d’identifier une solution.
📞 01.83.64.69.78
📩 info@cointet-avocat-paris.fr

